Passeport de prévention : ce que les employeurs doivent faire en 2026 et 2027
Passeport de prévention : ce que les employeurs doivent faire en 2026 et 2027
Le Passeport de prévention n’est plus un projet : l’obligation déclarative est déjà entrée en vigueur pour les employeurs depuis le 16 mars 2026. Son déploiement franchira une nouvelle étape le 16 novembre 2026, avec l’ouverture de l’espace aux travailleurs. Cette page propose une double lecture : l’essentiel immédiatement, puis des tiroirs pour approfondir chaque règle, les délais, les formations concernées, les contrôles et les sanctions.
Le Passeport de prévention en 60 secondes
Les outils officiels à utiliser avant de déclarer
Le bon réflexe n’est pas de déclarer « tout ce qui ressemble à une formation sécurité ». Le portail officiel met à disposition des outils pour qualifier le périmètre et calculer les échéances.
Le simulateur officiel classe les formations en quatre catégories et aide à déterminer si elles entrent dans le Passeport de prévention.
Le simulateur de délais vise notamment la période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026 et distingue attestation de formation et justificatif de réussite.
La page « Ressources » regroupe les tutoriels, fiches pratiques, listes de formations, guides d’import et dictionnaires de données.
La lecture approfondie, point par point
01À quoi sert le Passeport de prévention ?À tracer les formations en santé et sécurité au travail et à aider l’employeur à suivre ses obligations, sans remplacer son devoir de prévention.
Le Passeport de prévention a été créé par l’article L. 4141-5 du Code du travail afin de faciliter le respect de l’obligation de formation de l’employeur en matière de santé et de sécurité au travail. Il regroupe les attestations, certificats, certifications professionnelles et diplômes obtenus dans ce domaine.
Il est intégré au système d’information du Compte personnel de formation (CPF) et géré par la Caisse des dépôts et consignations. Le dispositif est suivi par le Comité national de prévention et de santé au travail (CNPST).
Cette traçabilité doit notamment limiter les formations inutilement répétées, rendre plus lisibles les compétences déjà acquises et permettre à l’employeur de repérer plus facilement les formations à renouveler ou à compléter.
↑ Revenir au sommaire02Qui doit renseigner le Passeport de prévention ?Employeur, organisme de formation, certains organismes publics ou certificateurs et, pour ses formations suivies à son initiative, le titulaire lui-même.
Formation dispensée en interne
L’employeur renseigne les formations éligibles qu’il dispense à ses travailleurs. Depuis le 27 juin 2026, l’article L. 4141-5 vise également l’expert-comptable, le comptable ou le tiers déclarant de l’entreprise pour les formations dispensées à l’initiative de l’employeur, sauf lorsqu’elles relèvent de la déclaration d’un organisme de formation.
Formation confiée à un organisme de formation
L’organisme de formation renseigne les formations qu’il dispense directement ou par l’intermédiaire d’un sous-traitant. Le sous-traitant ne déclare pas lui-même : la déclaration incombe à l’organisme donneur d’ordre.
Travail temporaire
Lorsque l’entreprise utilisatrice prend l’initiative d’une formation d’un salarié temporaire, le Code prévoit l’alimentation par l’entreprise de travail temporaire, après information de l’entreprise utilisatrice, sauf si l’organisme de formation doit déjà effectuer la déclaration.
Un point très concret pour les cabinets comptables
En pratique, l’employeur doit conserver son propre accès opérationnel et ne jamais transmettre ses identifiants personnels Net-entreprises à un prestataire.
↑ Revenir au sommaire03Quelles formations faut-il déclarer ?Une formation doit remplir des critères cumulatifs, puis être rattachée à l’une des quatre catégories du dispositif.
Pour être déclarable, la formation doit cumulativement relever de la santé et de la sécurité au travail, poursuivre un objectif de prévention des risques professionnels, donner lieu à une attestation de formation et/ou à un justificatif de réussite, et développer des connaissances ou compétences transférables vers un autre poste exposé à des risques comparables. Lorsqu’elle est déclarée par l’employeur, elle doit avoir été dispensée dans le cadre de l’entreprise.
| Catégorie | Principe | Exemples officiels | Employeur |
|---|---|---|---|
| 1 | Formation obligatoire entièrement encadrée par la réglementation. | Prévention du risque amiante, personne compétente en radioprotection. | À déclarer depuis le 16/03/2026. |
| 2 | Formation liée à un poste nécessitant ensuite une autorisation ou habilitation de l’employeur. | Conduite d’équipements mobiles, Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES), opérations sur installations électriques, risque pyrotechnique. | À déclarer depuis le 16/03/2026. |
| 3 | La réglementation impose un objectif spécifique mais laisse davantage de latitude sur le contenu, l’évaluation ou le renouvellement. | Manutention de charges, risques chimiques, risques biologiques. | À partir du 01/01/2027. |
| 4 | Formation relevant de l’obligation générale de formation de l’employeur aux risques professionnels. | Risques psychosociaux, troubles musculosquelettiques, risque routier. | À partir du 01/01/2027. |
L’organisme de formation a un calendrier plus avancé : depuis le 1er juillet 2026, son périmètre couvre les quatre catégories répondant aux critères d’éligibilité.
Important pour les habilitations : dans une formation de catégorie 2, ce sont les informations relatives à la formation qui sont déclarées. L’acte juridique par lequel l’employeur délivre ensuite une habilitation ou une autorisation au salarié ne se confond pas avec la déclaration dans le passeport.
↑ Revenir au sommaire04Quelles formations ne faut-il pas déclarer ?Le Passeport de prévention n’est pas un registre universel de toute sensibilisation sécurité : certaines formations sont expressément exclues.
Le décret et la FAQ officielle excluent notamment :
- les formations de formateurs ;
- la formation à la sécurité très spécifique aux conditions d’exécution du travail dans l’entreprise, lorsque les compétences ne sont pas transférables ;
- certaines formations visant la sécurité des personnes et des biens ;
- la formation en santé, sécurité et conditions de travail des membres du Comité social et économique (CSE) prévue à l’article L. 2315-18 ;
- les formations de préventeurs, sous réserve d’exceptions précisément prévues.
Il existe cependant des exceptions importantes. La formation de sauveteur secouriste du travail doit par exemple être déclarée. Certaines formations complémentaires permettant d’intervenir dans des contextes professionnels à risques spécifiques peuvent également entrer dans le dispositif.
05Quels délais respecter en 2026 et en 2027 ?Pour l’employeur, 2026 bénéficie d’un délai transitoire de neuf mois après la fin du trimestre ; le régime pérenne revient à six mois.
Le point de départ du délai dépend du document produit :
- attestation de formation : date de fin de la formation ;
- justificatif de réussite : date de début de validité du justificatif.
| Période de l’événement de référence | Délai applicable | Échéance indicative |
|---|---|---|
| 16 au 31 mars 2026 | Règle spéciale de transition | 31 mars 2027 inclus (le décret prévoit une déclaration avant le 1er avril 2027). |
| 1er avril au 30 juin 2026 | 9 mois après la fin du trimestre | 31 mars 2027. |
| 1er juillet au 30 septembre 2026 | 9 mois après la fin du trimestre | 30 juin 2027. |
| 1er octobre au 31 décembre 2026 | 9 mois après la fin du trimestre | 30 septembre 2027. |
| À partir du 1er janvier 2027 | 6 mois après la fin du trimestre | À calculer selon le trimestre concerné. |
Les mêmes délais transitoires s’appliquent en 2026 à la vérification des déclarations effectuées par les organismes de formation pour le compte de l’employeur.
Pour les organismes de formation, le régime de droit commun fixé par le décret est plus court ; la période transitoire 2026 proroge temporairement les délais de trois mois. Les organismes doivent donc piloter leur propre calendrier indépendamment de celui de leurs clients employeurs.
Accéder au simulateur officiel des délais →↑ Revenir au sommaire
06Comment déclarer concrètement ?Connexion via Net-entreprises, saisie en ligne pour les petits volumes ou import de masse par fichier CSV pour les volumes importants.
L’accès employeur s’effectue avec les identifiants Net-entreprises. L’administrateur Net-entreprises de la structure doit attribuer les habilitations nécessaires aux collaborateurs qui travailleront sur le Passeport de prévention.
Deux voies sont prévues :
- saisie en ligne : pour une même session, le portail prévoit la saisie de 1 à 50 personnes ;
- import de masse : pour des volumes importants, via un fichier au format CSV (Comma-Separated Values, fichier de données tabulaires) conforme à la trame officielle.
Le service distingue deux natures de déclaration :
- attestation de formation : elle atteste la participation du travailleur à la formation ;
- justificatif de réussite : il atteste le suivi et la validation de connaissances ou compétences à l’issue d’une évaluation.
Le guide d’import en masse et les dictionnaires de données précisent les champs nécessaires, les règles de format et les contrôles de cohérence. Le portail renvoie un statut de traitement du fichier : traité avec succès, traité avec erreurs ou rejeté.
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07Que doit vérifier l’employeur lorsque l’organisme de formation a déclaré ?Le fait que l’organisme déclare ne dispense pas l’employeur de contrôler la cohérence des données ; l’absence de vérification vaut validation à l’expiration du délai.
Pour une formation confiée à un organisme de formation, l’employeur peut consulter la déclaration et, dans le délai applicable, demander à l’organisme de la corriger ou de la compléter. Si l’employeur ne procède pas à cette vérification à temps, la déclaration est réputée vérifiée dans le passeport du titulaire.
Le contrôle devrait porter au minimum sur l’identité du salarié, l’intitulé et les dates de la formation, le type de document, la période de validité le cas échéant et la cohérence entre la formation suivie et le poste concerné.
Une bonne organisation consiste à rapprocher périodiquement trois listes : les factures ou conventions de formation, les salariés réellement formés et l’historique du Passeport de prévention.
↑ Revenir au sommaire08Que change l’ouverture aux travailleurs le 16 novembre 2026 ?Les titulaires pourront accéder à leur espace, consulter les formations déjà déclarées et compléter certaines informations liées à leur propre parcours.
Le calendrier officiel fixe désormais au 16 novembre 2026 l’ouverture de l’espace aux travailleurs. Ils pourront consulter les déclarations enregistrées par les employeurs et les organismes de formation, et renseigner les formations en santé et sécurité au travail suivies à leur propre initiative. Les communications officielles annoncent également la possibilité de compléter le parcours avec certaines formations antérieures à la mise en place du passeport.
Le Code du travail, dans sa version en vigueur depuis le 27 juin 2026, prévoit que le titulaire a accès à l’ensemble des données de son passeport. Il prévoit également que l’employeur peut consulter et conserver, sauf opposition du titulaire, les données nécessaires au suivi de ses obligations de formation, dans le respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et de la loi Informatique et Libertés.
Il est donc pertinent, avant le 16 novembre, de contrôler les déclarations déjà présentes, de corriger les incohérences et d’expliquer aux salariés le rôle du passeport. Cette date ne crée toutefois pas une nouvelle échéance uniforme de déclaration pour l’employeur : les délais restent calculés formation par formation.
↑ Revenir au sommaire09Quelles sanctions en cas de défaut de déclaration ?Depuis le 27 juin 2026, le Code du travail prévoit un plafond spécifique de 2 000 € par manquement. Son application doit toutefois être lue avec précision : acteurs concernés, procédure, bonne foi et notion de « manquement » ne se confondent pas.
2 000 € : un plafond par manquement, pas une amende automatique
L’article L. 6356-2 du Code du travail fixe à 2 000 € le montant maximal de l’amende par manquement à l’obligation de remplir le Passeport de prévention pour les personnes mentionnées aux 1° à 5° du III de l’article L. 4141-5. En cas de nouveau manquement de même nature, ce plafond peut être doublé lorsqu’il intervient dans les deux ans suivant la notification d’une précédente amende ; il est majoré de 50 % lorsqu’un nouveau manquement de même nature est constaté dans l’année suivant la notification d’un avertissement.
Qui sont les acteurs visés aux 1° à 5° de l’article L. 4141-5 ?
Le renvoi du Code vise cinq catégories d’intervenants susceptibles d’alimenter le Passeport :
- l’employeur, l’expert-comptable, le comptable ou le tiers déclarant de l’entreprise, pour les formations dispensées à l’initiative de l’employeur, sous réserve du cas où l’organisme de formation déclare lui-même ;
- l’entreprise de travail temporaire, lorsque la formation des salariés temporaires est organisée à l’initiative de l’entreprise utilisatrice, sous réserve du même cas ;
- l’organisme de formation, y compris lorsqu’il dispense la formation par l’intermédiaire d’un sous-traitant ;
- les ministères et les organismes certificateurs, pour la transmission des informations relatives aux certifications concernées ;
- les organismes mentionnés à l’article L. 6353-10, dans le cadre du partage des données relatives à l’emploi et au parcours de formation professionnelle.
Que signifie exactement « un manquement » ?
Le texte légal ne précise pas, à ce stade, si l’unité de manquement doit être appréciée par salarié, par action de formation, par déclaration, par période ou selon un autre critère. Il serait donc juridiquement imprudent de multiplier mécaniquement 2 000 € par le nombre de salariés ou de formations.
En revanche, plusieurs situations de non-conformité peuvent être identifiées au regard des obligations déclaratives : absence de déclaration d’une formation éligible, déclaration effectuée après l’échéance applicable, ou absence de reprise de la déclaration par l’employeur lorsque l’organisme de formation n’a pas déclaré dans son propre délai. Ces exemples décrivent des comportements susceptibles de caractériser un défaut d’exécution de l’obligation ; ils ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer combien de « manquements » l’administration retiendrait pour calculer une éventuelle amende.
Qui contrôle et comment se déroule la procédure ?
Le Code renvoie à « l’autorité administrative compétente ». Le rapport préalable peut être établi par les agents visés à l’article L. 6361-5 : agents de contrôle de l’inspection du travail, inspecteurs de la formation professionnelle et agents publics de catégorie A placés sous l’autorité du ministre chargé de la formation professionnelle, sous les conditions d’habilitation prévues par le texte. Au niveau législatif, ces dispositions ne permettent pas, à elles seules, d’attribuer systématiquement la décision à un service territorial déterminé ; l’article L. 6356-7 renvoie les modalités d’application du chapitre à un décret en Conseil d’État.
Avant toute amende, la personne mise en cause doit être informée par écrit de la sanction envisagée et du manquement retenu. Elle dispose d’un délai qui ne peut être inférieur à quinze jours pour présenter ses observations. La décision d’amende doit ensuite être motivée. L’action administrative se prescrit par deux ans à compter du jour où le manquement a été commis. Une décision d’avertissement ou d’amende peut être contestée devant le tribunal administratif ; le Code exclut le recours hiérarchique.
Le risque ne se limite pas au Passeport de prévention
Le nouveau chapitre L. 6356-1 à L. 6356-7 s’insère dans le dispositif plus large de contrôle de la formation professionnelle et L. 6356-1 vise également d’autres obligations propres aux organismes et acteurs de la formation. Par ailleurs, pour l’employeur, l’obligation de renseigner le Passeport s’ajoute aux obligations générales d’information et de formation à la sécurité prévues notamment aux articles L. 4141-1 et L. 4141-2.
Il ne faut donc ni isoler la sanction « Passeport » de tout le reste, ni affirmer qu’un même fait entraînerait automatiquement plusieurs amendes. Un cumul de conséquences suppose que des obligations juridiquement distinctes aient été méconnues. Sur le plan probatoire, un Passeport incomplet ne démontre pas à lui seul qu’aucune formation n’a été dispensée ; mais une traçabilité défaillante peut rendre plus difficile la démonstration, par l’employeur, de la réalité et du suivi de sa politique de formation à la sécurité.
10Que doit faire l’employeur maintenant ?Identifier les formations 2026, qualifier leur catégorie, contrôler les déclarations externes et préparer l’élargissement du 1er janvier 2027.
- Désigner un responsable interne du suivi du Passeport de prévention et vérifier ses habilitations Net-entreprises.
- Recenser les formations santé et sécurité au travail dispensées ou achetées depuis l’ouverture de l’espace employeur.
- Qualifier chaque formation au moyen du simulateur officiel : catégorie, éligibilité, attestation ou justificatif de réussite.
- Séparer les formations internes et externes pour identifier qui doit effectuer la déclaration initiale.
- Contrôler l’historique des déclarations effectuées par les organismes de formation et demander les corrections nécessaires avant l’expiration du délai.
- Calculer les échéances à partir du bon événement de référence et du trimestre concerné.
- Préparer 2027 : les catégories 3 et 4 rejoindront le périmètre employeur dès le 1er janvier. Il faut donc identifier dès maintenant les formations récurrentes qui seront concernées.
Une revue trimestrielle est préférable à une régularisation massive en fin d’année. Elle facilite le contrôle des pièces, la correction des erreurs et l’anticipation des renouvellements.
↑ Revenir au sommaireQuels secteurs doivent être particulièrement vigilants ?
Le Passeport de prévention concerne tous les employeurs, mais certains métiers cumulent davantage de formations réglementées, d’habilitations ou de risques professionnels. Les exemples ci-dessous ne dispensent jamais de vérifier l’éligibilité exacte de chaque programme au moyen du simulateur officiel.
🏗️ BTP
Amiante, conduite d’engins, interventions électriques, travaux en hauteur ou manutention rendent le recensement des formations particulièrement stratégique.
Voir l’accompagnement A3C des entreprises du BTP →🏭 Métallurgie & industrie
Habilitations, conduite d’équipements, risques chimiques, manutention et environnements techniques exigent un suivi très structuré des acquis.
Voir l’accompagnement A3C en métallurgie →🚚 Transport & logistique
Conduite d’équipements, manutention et risque routier constituent des familles de risques fréquemment rencontrées.
Voir l’accompagnement A3C du transport →🍽️ Restauration & commerce
La manutention, les troubles musculosquelettiques, les risques liés à l’organisation du travail ou à certains équipements pourront notamment relever des catégories 3 ou 4 à compter de 2027, selon le contenu de la formation.
Voir l’accompagnement A3C de la restauration →🔧 Artisans & maintenance
Selon le métier : interventions électriques, conduite d’engins, expositions particulières ou gestes et manutentions peuvent créer un portefeuille de formations très diversifié.
Voir l’accompagnement A3C des artisans →🩺 Santé & aide à la personne
Les risques biologiques, la manutention des personnes, certains risques chimiques ou la radioprotection peuvent rendre la qualification des formations particulièrement importante.
Vérifier une formation avec l’outil officiel →La check-list A3C avant le 16 novembre 2026
- Vérifier que l’entreprise et les collaborateurs concernés disposent des bons accès Net-entreprises.
- Extraire la liste des formations santé et sécurité au travail suivies ou dispensées depuis le 16 mars 2026.
- Identifier les catégories 1 et 2 actuellement obligatoires pour l’employeur.
- Rapprocher les formations externes de l’historique du Passeport de prévention.
- Corriger les identités, dates, intitulés, validités ou doublons détectés.
- Calculer et enregistrer la date limite de chaque déclaration ou vérification.
- Informer les salariés de l’ouverture de leur espace le 16 novembre 2026 et du rôle du passeport.
- Préparer la cartographie des catégories 3 et 4 pour l’élargissement du 1er janvier 2027.
- Conserver les preuves et pièces internes : le passeport complète la traçabilité, il ne remplace pas le dossier de formation de l’entreprise.
Questions fréquentes
?Faut-il déclarer toutes les formations sécurité déjà suivies avant 2026 ?Non : il ne faut pas déduire une obligation générale de rétroactivité pour l’employeur.
L’obligation de déclaration de l’employeur débute avec l’ouverture de son espace le 16 mars 2026, selon le périmètre et les règles transitoires applicables. À partir du 16 novembre 2026, les titulaires pourront compléter leur propre parcours dans les conditions prévues par le service, notamment pour certaines formations antérieures.
?Si l’organisme de formation déclare, l’employeur n’a plus rien à faire ?Non. L’employeur doit surveiller et, si nécessaire, vérifier ou faire corriger la déclaration.
Le portail permet à l’employeur de contrôler les déclarations effectuées pour son compte. À l’expiration du délai, une déclaration non vérifiée est réputée vérifiée. Une absence de déclaration de l’organisme peut aussi déclencher une obligation de reprise par l’employeur selon les règles prévues.
?Une habilitation électrique doit-elle être déposée telle quelle ?Le Passeport de prévention enregistre la formation ; l’acte d’habilitation délivré par l’employeur est distinct.
La FAQ officielle précise que, pour les formations conduisant à une habilitation ou une autorisation de l’employeur, les informations relatives à la formation sont déclarées, mais pas l’acte juridique d’habilitation lui-même.
?Le cabinet comptable peut-il effectuer les déclarations à la place de l’entreprise ?Le Code le prévoit désormais juridiquement, mais la disponibilité opérationnelle des accès tiers doit être vérifiée.
Depuis le 27 juin 2026, l’article L. 4141-5 mentionne l’expert-comptable, le comptable ou le tiers déclarant. Les supports techniques publics ne sont toutefois pas encore totalement alignés sur cette évolution. Il faut donc distinguer l’habilitation légale et la possibilité technique effective du portail.
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Ce qu’il faut retenir
Le Passeport de prévention est déjà une obligation opérationnelle pour les employeurs. En 2026, il faut d’abord sécuriser les formations des catégories 1 et 2, vérifier les déclarations des organismes de formation et tenir les échéances transitoires. Le 16 novembre 2026 rendra les données visibles aux travailleurs ; le 1er janvier 2027 élargira fortement le périmètre employeur aux quatre catégories.
La meilleure stratégie consiste à traiter le passeport comme un processus récurrent de conformité : identifier, qualifier, déclarer, vérifier, corriger et documenter.
Sources officielles et documents de contrôle
- Portail officiel du Passeport de prévention — Caisse des dépôts et consignations / ministère chargé du Travail.
- Feuille de route du Passeport de prévention — calendrier de déploiement, dont l’ouverture aux travailleurs le 16 novembre 2026.
- Simulateur « Quelle formation déclarer ? ».
- Simulateur des délais de déclaration.
- Centre de ressources : guides, fiches pratiques, dictionnaires et tutoriels.
- FAQ officielle — obligations de l’employeur.
- FAQ officielle — formations à déclarer et exclusions.
- Guide officiel — déclaration en ligne et import de masse.
- Code du travail, article L. 4141-5 — version en vigueur depuis le 27 juin 2026.
- Décret n° 2025-748 du 1er août 2025, article 2 consolidé, modifié par le décret n° 2026-496 du 12 juin 2026.
- Code du travail, articles L. 6356-1 à L. 6356-7 — régime des sanctions administratives, individualisation, procédure, recours et renvoi réglementaire.
- Code du travail, article L. 6361-5 — agents habilités à effectuer les contrôles.
- OPCO EP, 23 juillet 2026 — lecture institutionnelle non normative du régime de sanction, citée uniquement pour éclairer l’articulation des articles L. 6356-1 et L. 6356-2.
Date de contrôle éditorial : 07/10/2026. Le dispositif est encore en phase de déploiement ; les modalités techniques du portail et les textes doivent être recontrôlés lors de toute mise à jour substantielle de l’article.
